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L’agriculture commerciale, en particulier la floriculture, se tourne massivement vers l’exportation. Cette tendance a démarré avec le développement du commerce international pour la floriculture à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Elle s’est accentuée depuis la signature de l’ALENA et l’ouverture d’une zone de libre-échange entre États-Unis et Mexique pour les tomates, les avocats et les fleurs.
Les exportations se font donc en direction de l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada), mais aussi vers le Japon, ou vers l’Europe de l’Est. Pour pénétrer ces nouveaux marchés, les producteurs ont donc dû se tourner vers d’autres cultures, mais aussi vers de nouveaux modes de production. Le bio par exemple, qui est très minoritaire, est exclusivement destiné au marché extérieur.

L’agriculture commerciale, une activité extravertie qui s’adapte à la conjoncture

Marché national ou exportation : les stratégies des agriculteurs commerciaux du sud de l’aire protégée

Une agriculture commerciale résolument tournée vers l’exportation

L’agriculture commerciale caractéristique du sud de l’aire protégée est nettement tournée vers l’exportation. Dans les années 1950, les agriculteurs de la zone délaissent la culture de l’avocat pour se lancer dans la floriculture, qui fait l’objet d’investissements étrangers massifs. La floriculture devient alors une activité structurante, qui emploie par exemple un peu moins de 15 000 personnes dans le municipio de Villa Guerrero. Les fleurs produites s’exportent dans le monde entier.

Mais depuis la crise de 2005, on assiste à un ralentissement de cette activité. Les agriculteurs se tournent donc vers d’autres cultures d’exportation, comme la tomate, ou reviennent à l’arboriculture, avec la production d’avocats ou de pêches. Une centaine d’hectares aurait déjà été convertie ainsi depuis la fin des années 2000.

Le changement de production est facilité par la proximité entre ces différentes branches horticoles : les fleurs et les cultures qui viennent les remplacer (tomates, avocats, poivrons...) ont les mêmes exigences en terme de climat, d’eau et de lumière et les techniques sont semblables, qu’il s’agisse de l’irrigation ou du traitement des infections qui affectent les plantes.

Ainsi, si le produit est différent, les logiques restent les mêmes : il s’agit de produire pour l’exportation, afin d’obtenir des prix de vente plus élevés. Certains producteurs se tournent même vers des productions certifiées biologiques, et dans ces cas-là, la vocation exportatrice est encore plus marquée, car le bio se vend exclusivement à l’étranger. Il faut également voir dans ce choix de l’exportation la marque de l’ALENA, qui a facilité les échanges entre le Mexique et ses voisins nord-américains, en particulier les États-Unis.

Marché intérieur et marché internationaux : exemple d’un producteur d’avocats

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